La machine s'est égarée quelque part

La machine, s’est égarée quelque part,

Entraînée par les courroies complices,

Elle s’est mise à penser

Ce qui n’est jamais bon signe

Pour un destin en droite ligne

…. De machine ( marchant au pas cadencé)



Si de ce quelque part

- On peut dire qu’elle s’égare

Les rouages, n’en font qu’à leur tête

Donnent de la voix, c’est la voie

Ouverte à l’épopée rebelle,

L’assemblée des manivelles…



Et puis, sortir du rang,

Les coupures de courant,

Les huiles de vidanges

Se mélangent aux vendanges,

Comme les pages d’écriture

Aux huiles de friture



Bref rien ne va plus

Comme il était prévu

Et c’est une errance fantasque

Qui remue les casques

Et de la machine en désunion,

Des voix suggèrent d’autres solutions



On vit une drôle d’époque

Quand tout se disloque

Et que le rationnel

S’en va en ficelles… !

Et dans le sable lentement s’enlise

— on dit que c’est la crise …



Plus de grandes manoeuvres,

La rouille fait son oeuvre

Les moisissures sont dans les fentes,

Les insectes grignotent la charpente

Les pistons sont à l’air libre,

L’errance est l’équilibre…



Aux contreforts de l’évidence

Souffle le vent de l’errance

Cela fait le bonheur

Des lecteurs et chroniqueurs,

La machine, dans sa dispersion

Suit le cours de l’évolution



Et distribue à foison

Des plaques et des boulons

Et sans plus d’identité

Fait oeuvre de charité

- qui commence par soi-même

Bien ordonnée, – comme ce poème…











RC - 31 octobre 2012



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Ecrit par Rechab
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