Toile de maistre

Toile de Monet.



L'eau court par delà les sillons grège des prés,

Que l'hiver a posé en profondes rides ennemies ,

Aphrodite ne vient plus ici où se morfond la nuit,

Qui bafoue la parole d'Éros aux amants délaissés;



L'écume cendrée dans les traces de ces guéret,

De blanc virginal où naquit la belle chimère,

Me fait espérer le retour de l'aimée de la mer,

Que je vis disparaître un matin au ciel pourpré;



Déesse de l'amour revient toujours au printemps,

Des milliers de bourgeons naissent aux branches,

De ces fleurs des champs qui poussent les hanches,

Des ravins de l'ennui qui se couvrent de ce présent;



L'aiguail qui tombe de la rose pourpre de l'aube,

Caresse les germes qui sont des milliers d'Éros,

Le culte d'Adonis n'est plus loin quand éclot,

Le printemps qui à derrière lui l'été sous son aube;



Mon bel été tu es une nymphe alitée au pré,

Née des milliers de doigts d'un pinceau de toile,

Qu'un maistre à dessiné un matin sous l'étoile,

D'un ciel aux gloires des couleurs d'un Monet...



Petit hommage à Monet.



Ecrit par Poete reveur
Tous droits réservés ©