...à François Coppée

Foudroyés et rompus, charriés par l’écume,

Ils ont capitulé… glacés… tout grelottants…

Jusqu’ici leur ami, déchiquetant les plumes,

Le vent les a bannis de son dos, les jetant.



Transis jusqu’au duvet ne sachant où échoir,

Au couperet de l’eau, assommés, ils s’abattent ;

Perdus, désemparés, n’ont plus aucun espoir

D’accoster à nouveau, car le gros temps se hâte :



Déchainée, exaltée, la tempête suffoque

Mais, rétive, entêtée, rebondit et se cambre !

Elle est si acérée, que l’écume est en loque

S’éparpillant sur l’onde et déguisant décembre.



Aucun nid n’entendra leur tout dernier soupir ;

D’entre les vagues bleues, ne s’élèveront pas…

Et même si la peur s’invite à leur trépas,

Non, « les oiseaux ne se cachent pas pour mourir ».



© Tous droits réservés (12.06.2014 – 23 H 23)



Ecrit par Antigone
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