La muraille



Passer indifférentes royales hautaines

Devant le mur gris des visages pétrifiés

Qu’on ne sait quels démons ont un jour édifié

Pour punir le mensonge et l’orgueil et la haine





La grimace à jamais figée dans la veine

Calcaire et le rictus à jamais momifié

Ils envient du gris de leurs yeux putréfiés

La démarche splendide des trois souveraines





La première est la joie d’être en vie et de plaire

Et de suivre au soleil un chemin exemplaire

La seconde rassemble en ses yeux d’infini





Tous les clairs idéaux en faisceau réunis

Et la troisième suit douce et tendre et très sage

Après tout ces trois-là ne sont que de passage



Ecrit par Arden
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