Souffle vital

<font size=2></font>La liberté, c’est tout son soûl rêver,

Loin du bagnard, sans boulet, chaîne, entrave,

Du noir esclave, un don pour en baver,

Ou du pigeon, aux mains de quel burgrave ?



Aspect d’oiseau, le choucas ou le crave,

S’imaginer, dans les airs, s’élever,

Le fin du fin : en aigle royal, brave,

La liberté, c’est tout son soûl rêver.



Être un bateau qu’ont à cœur de couver

Vagues et flots, que fend, pourfend l’étrave,

Aux lèvres l’eau qui vient pour l’abreuver,

Loin du bagnard, sans boulet, chaîne, entrave.



Au temps jadis, capitale morave,

Qu’en soi soit Brno, parée à captiver,

En tête inscrit le long calvaire grave

Du noir esclave, un don pour en baver.



Maître des Arts, peut-on le réserver

Au sacré sort, qui trop souvent déprave,

Coupé du nain qu’il devrait préserver

Ou du pigeon, aux mains de quel burgrave ?



Que la nature, en la vernale drave,

Dans l’animal, l’humain, puisse graver,

Lettres d’or pur, sang vif de betterave,

L’Amour en sus, afin de l’aviver,

La liberté !





Le 14 août 2010.





Ecrit par Stapula
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