Hommage astral

<font size=1></font>Le plus souvent ardent, éblouissant, de temps en temps voilé, pâle, timide,

À toi, Soleil, souverain dans le ciel, de la trempe, stable, des gros poissons

Qu’au grand jamais on ne peut attraper, faisant mûrir les fruits et les moissons,

Émerveillé, je tire mon chapeau tel aubain au pied d’une pyramide !



Vous, dame Lune, de la nuit Joconde, autrefois, déjà, déesse numide ?

Êtes dans mon cœur, en pleine clarté, dans l’ombre aussi de nuageux buissons,

De ma chambre vous suivant du regard, en tête maints pensers de polissons,

Jusque dans mes rêves roses et bleus, avant le souffle, du matin, humide !



Étoiles, fines fleurs de l’univers, à leur zénith petits rats d’opéra,

Ô puissiez-vous, ad vitam æternam, illuminer des feux de votre aura

Les confins, à combien d’années-lumière ! ainsi que la planète Terre entière !



Que n’ai-je, au moment de mettre à l’honneur, mon plus bel astre, un nez de tamanoir

S’insinuant et farfouillant partout, pour le retrouver, aucune frontière

Ne l’arrêtant, mon esprit, torturé, victime d’un gigantesque trou noir ?





Le 11 septembre 2010.



Ecrit par Stapula
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