Autant en emporte le vent

Gens, bêtes, fleurs, rochers, par la Terre enfantés,

Ne vous lassez jamais de regarder les nues,

Célestes œuvres d’art, qui ne sont convenues,

À tous rêves offrant leurs trésors enchantés !



Outre pommes, moutons, longues traînes, écharpes,

Que d’étranges portraits où faces et profils

Fleurissent à l’envi comme entrelacs de fils,

Hirsutes crins, toisons, force cordes de harpes !



Selon qu’Éole souffle aussi fort que Vulcain,

Qu’il retient son haleine en zéphyr délectable,

Les beaux chevaux (vapeurs) ne tiendront pas à table

Ou paîtront, zen à fond, leur herbe, bleu turquin.



Travaillera, chez l’un, l’autre, l’imaginaire,

Se cognant, déchirant, frappés castels, manoirs,

L’espace démonté, maints gros nuages noirs,

Pour un son lumière, en lui, de Brest, tonnerre.



Pareil à, taoïste, un sage de mille ans,

Puisse chaque être, las du globe et de sa lune,

Fût-il de Magadan, Dunedin, Pampelune,

Monter, vers immortels, l’un des nuages blancs.



Sinon, la faculté de celui qui s’amuse,

Choisir, tel, d’Orient, tapis, ce cumulus,

En long, large, travers, survolant, tant et plus,

La planète, au final : se fendre d’une muse !





Le 30 septembre 2013.



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Ecrit par Stapula
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