A force




A force de coups, lui dire de se taire,

L’enfant se défend dans le silence,

A force de sévices et d’humiliations,

L’enfant se met à croire qu’il n’est rien,

Et pourtant son petit cœur bat la chamade.



Se construit comme il le peut,

Souvent muet, avide d’être aimé…

Timide au possible, il mort dedans,

Il a réussit a survivre, c’est comme ça !

Les chardons c’est dur à faire crever.



Et puis l’adolescence,

Introverti, les murs se resserrent,

Ne plus souffrir, ne plus ressentir rien !

La solution faire semblant de vivre,

Grand sourire dehors,

Le regard des autres change…



Alors, ils se permettent de penser,

Qu’ils peuvent eux aussi être aimés,

Qu’ils sont beaux, intelligents,

Qu’ils ont le droit de vivre,

Mais les murs sont durs à pousser…

Encore lutter, ils sont si souvent fatigués…



Rien n’est simple, même de dire bonjour,

Une approche de l’autre, une main qui se tend,

Les choses qui paraissent naturel aux autres,

Leurs prennent cher en émotions, en efforts,

Et comment vivre ?

Et comment réagir ?

Et comment dire ?

Et comment comprendre ?

Ils n’ont pas eu les clefs pour le faire…



Mais bordel de merde, ils sont la !

Ils sont vivants même si dans leurs écrits ou couleurs

Ou autres pis- aller ils n’ouvrent pas complètement la porte

De peur de mourir encore a force de non amour.





Ecrit par Lucie
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