Pâtiserie baroque (Terza rima)

<font size=2></font>Orgue de barbarie, âme de carrousel,

Répands dans le cosmos, tout du mythe solaire,

Cher au pays rhénan, l’histoire du bretzel !



Dorebäck, – <i>Cuit au four </i>en langue populaire, –

Pour avoir, du seigneur le Barbu, critiqué

La puissante maîtresse, eut une peine claire.



Sur le Bastberg vosgien, promontoire évoqué

Sinistre lieu de mort, le fournier exécrable

Devait être pendu : le mal éradiqué...



Une grâce à la clef, l’avis fut favorable

Contre un gâteau troué qui permettrait de voir

Trois fois l’astre du jour, qu’on sait incomparable.



Or, Jory d’Uttwiller, athlète au grand pouvoir,

Ami du boulanger, plaintif en forteresse,

Distordit un barreau, se laissant émouvoir.



Coup de chance plutôt que le fruit de l’adresse,

Le montant façonné répondit au pari

Que vite copia le captif, plein d’ivresse.



Partant, sauve sa vie, en Grand Maître aguerri,

Il va pétrir, mouler, hommage à la lumière,

La gourmande douceur, son cadeau, tant chéri,

Aux enfants chouchoutés, au cœur de leur chaumière.





Le 17 septembre 2011.



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Correction du titre : Pâtisserie baroque.



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Ecrit par Stapula
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