Le meilleur des mondes

<font size=2></font>Au fond d'une étroite vallée,

Des flancs escarpés l'encadrant,

Frisons délicats : une allée,

Herbes follettes y courant,

Fins, arachnéens fils de soie

&#822; Un tendre régal pour la main &#822; ,

Abri de choix : une houssoye,

Une crevasse au ton carmin,

Une brisure, une cassure,

Un clone étrange de trou noir,

De lèvres une commissure,

Ou bien chantepleure, entonnoir,

Une profonde cicatrice,

Une ride de bord de mer,

Une rivière séductrice,

Une tourbière d'outre-mer,

Un fruit, douceur de nectarine,

Qui m'excite langue, palais,

Me fait s'épater la narine,

En tête de charnels ballets

Et quelle vague convulsive !

Ô rut ! Ô femelle en chaleur,

Lubrique, salace, lascive !

Qui rends mon oiseau roucouleur,

Le dévores, sublime envie,

En ses volutes, filant miel,

Pour naître, renaître à la vie,

Tous les deux au septième ciel.





Le 25 janvier 2003.





Ecrit par Stapula
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