Appel dévastateur

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De ton corps qui m’est cher

Est-ce un battement de cils

Une filante étoile d’or

Dans ta prunelle noisette

D’une grâce féline

L’ondoiement de tes reins

Ta lèvre frémissante

Promesse de baisers

Digne des mille et une nuits

Transpirant par tous les pores

De l’ove de mon palais

Un récent et inoubliable festin

Le parfum

De ta peau

Une essence de prix

D’Orient de Paris

Quelque subtile hormone

Tentant quelque coucou

À grands ronrons cachés

Un froufrou

De tes soies et dentelles

Lascive ton aura

De muse de déesse

Qui me met

Si souvent

En éveil

Chrysalide sortant de son cocon

Puis s’envolant

Papillon diablement butineur

Ivre d’espace de liberté

Dans tes accueillantes contrées

Assoiffé de tes voies lactées

Jamais repu

De tes coulis exquis

Qui me renversent chavirent

Au bon goût de l’ananas ?





Le 29 décembre 2005.





Ecrit par Stapula
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