L'animal dans toute sa splendeur

<font size=1>À travers des cils à n'en plus finir,

Telle la paille qui dépasse

Des râteliers d'écuries,

Une sacrée jument,

Une ardente pouliche,

Qu'embaucheraient pour sa classe

Force arènes espagnoles,

Cocottes chauffées à blanc,

Me mate, m'étalonne

Du toupet au sabot,

Son œil, veiné d'incarnat,

Fiévreux, rempli d'éclairs,

De grondements de tonnerre,

De jets brûlants de geysers

Aux spasmes incontrôlés,

Emporté, ballotté, noyé

Dans des déferlements de raz-de-marée,

La cavale,

Moyennant avoine,

Escomptant s'adjuger

L'inépuisable, l'insatiable

Pur-sang,

Qui, sous les coups d'éperons

De jaquettes avisées,

S'enfonce, se défonce

Dans quelles trouées obscures !

Avéré champion

Pour faire tomber,

Acculée dans un coin,

Les défenses

D'une reine,

Et, monte haute en couleurs,

La soumettre

Jusqu'au mat, imminent.





Le 12 mars 1998.







Tiré de mon manuscrit <i>L'amour dans tous ses états</i>.

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Ecrit par Stapula
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