Délire















Délire







J’ai traversé le mur des orages ;

J’ai bu l’azur, inhalé la nuit,

Fumé, brouillard, tes lambeaux sans bruit,

Accédé, par l’arrière, aux mirages…



J’ai retrouvé le regard d’enfant,

Le vrai - qui va voler, syncrétique,

De la lumière au secret critique,

Ce réel, entaché d’art dansant !



Dans le silence, au nid des mystères,

J’ai su de l’œuf l’équilibre altier !

De l’univers, lu le livre entier,

Et très haut noir démon, vu tes aires !



Si c’est d’Orphée - ô musique ! Saoul

D’une envolée au violon du rythme,

Aux temps violés dans l’air de quelque hymne,

Si Sappho ! dont le souffle en vient seul,



Aux nuits des temps, qu’exhument la lyre,

Mon âme esclave, exsangue, un moment

Verra renaître, heureux firmament,

Le zodiaque envoûtant du délire !

Ecrit par Salus
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