Crépuscule















Crépuscule





Là, je respire et le vent me pousse,

Nulle bile n’habille, en mon amour rousse,

Le temps suspendu

D’un espace dû

Au goût clair de pierre et de salpêtre,

Ce lac transparent, la limpidité d’être !



Ah ! profiter toujours de ce jour

Sans peser jamais ni le contre ou le pour ;

Vie alimentée,

Offerte, aimantée !

Sous ma peau le reptile luisant

D’un long désir délicieusement cuisant



Ondule





Ecrit par Salus
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