Flamenco

El' ne paraissait pas se sentir de trop, non

El' avait les mains moites et respirait la paix

Arrachait des couleurs aux parfums de nos villes

Et s'en émerveillait



El' dansait sur des mots, murmures de machines

Flamenco citadin de rupture et d'ennui

Ne croyant pas ses gestes ou futiles ou beaux

El' les aimait ainsi

Qu'un quelconque silence



Et ses joies funambules ne respectaient rien

En équilibre sur des vertèbres de sens

El' prenait en riant le travers de nos rêves

Les broyait de ses yeux et embrasait leurs cendres



Un accord de stupeur résonnait dans sa voix

El' criait pour nous tous des cimetières entiers

En mélangeant des fleurs aux couleurs de l'hypnose



El' n'avait pas compris la raison de nos masques

Et buvait le réel comme s'il avait été

Un souffle

Un souffle!



Du pinceau de ses doigts il battait démesure

Il voyait revenir cet espace de jour

Incertain

Par lequel il savait qu'elle devait s'enfuir

Ne lui laissant que son image!



Et j'accumule les prémices

La main lancée

vers

l'impact en terre creuse

Ecrit par Vicelouze
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