Je sais

Je vais, je viens,

Je caracole,

Au gré des vagues de l'estran,

Comme, dans l'azur, les cerfs-volants,

Jouant avec l'engoulevent.



Mais je me moque

Des cerfs-volants,

Marionnettes de pacotille,

Le goût du voyage dans le sang,

Je rêve de plages de vanille.



Je sais des soleils

Caressants,

Des estacades en mouvance,

Des proues de bateaux en partance,

Les cicatrices de l'enfance.



Je sais les îles

Des oiseaux,

Les solitudes en transhumance,

L'écho tragique des manchots

Et les sanglots incognito.



Je m'enlise

Dans les vasières,

Loin des lagons de consolations,

Et mes zestes d'orange amère

Suivent le vol de l'éphémère.

Ecrit par Automnale
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