ohé ! présentez vous


Tandis qu'un pas devant l'autre
Vous vous promenez en rêvant,
Qu'un pré pareil à un autre
Soudain resplendit au levant …

Fleurettes à peine émergées
S'inclinent sous l'aquilon
Mais ici, point de bergers
Mais des formes à l'abandon !

J'hésite, puis tremble un peu
Je cède à l'effarement,
Ridicule, si je criais au feu
Sans savoir pourquoi, ni comment

Quel est cette fausse mascarade,
Ces étranges - pendouillant
qui ressemblent à une embuscades
Dans un pré aussi charmant…

N'ayez point peur Mademoiselle
Vous êtes bien au printemps,
Et cet étrange ribambelle
Sont moutons en robe des champs !





Ecrit par Arcane
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