Songeuse

Je revois le bouquet rouge dans sa main gauche,

Un soleil sur la peau ;

Il était un peu gauche

Mais quand il répétait

Qu’il aimait les saisons,

Qu’il aimait les moissons, qu’il aimait à la folie…

Je devenais une cigogne apaisée,

Une femme plume sur le cheval du christ ;

Fusions d’automne.

J’oubliais mes angoisses dans une nature silencieuse ;

Femmes torturées.

Des coups de plume,

J’oubliais mon blues noir et blanc, l’uniformité,

Les craquelures des années passées, les printemps arides.

J’oubliais les comptes à rebours.



Il m’a offert un verre à la porte des lumières,

Des variations sur l’arbre de vie,

Des rires intemporels.

Qui suis-je ?

Une femme plante ou l’arbre d’amour,

Une eurasienne à Giverny.

Il m’emmenait en voyage,

Jeter un œil dans la caverne des dauphins…

Je suis restée songeuse,

Amante.

Ecrit par Guegham
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