Je paye de mes sourires

Moi qui n'espère rien

Je paye de mes sourires

Et ils le savent bien

Que je file temps...



Et l'arbre a tant grandi

Depuis ma première peine

Et tant d'oiseaux sont morts

Qu'il berçait dans le vent...



Je ne reverrai plus

Le cheval évadé

Les hommes l'ont repris

Avant qu'il ne se perde...



Il n'avait point d'oeillères

Alors en ce temps là

Le bois était si grand

Qu'il menait à la mer...



Ils ont tous oublié

Le prénom de la source

Aux eaux tant éblouies

Lorsqu'elles jaillissent à l'air...



Rêvent-ils quand ils dorment

Prisonniers d'un vallon

Alors que l'eau s'en va

Ignorée et soumise

Vers d'autres lendemains

A perdre d'espérance...



Et moi je reste là

Au creux de mon vallon

Je suis la revenue

A respirer le vent...



Et moi qui ne dis rien

Je paye de mes sourires

Et ils le savent bien

Que je file le temps...



Ecrit par vespertilion
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