Je vais prendre ton train...

Il n’y a pas une seule nuit, ni même une seule seconde,

Qui ne glisse un dépit, dans mes pensées fécondes,

Face aux questions agiles, qui frappent aux portillons

De mon corps fragile fondant en illusions .



Le bruit du répondeur qui s’esclaffe en silence,

Tandis que la douleur est entrée dans la danse.

Les abeilles en raffolent du sucre de mes orties,

Qui fleurissent sur le sol des idées assombries.



Ton absence est présente, dans l’hiver qui surgit,

Avec sa neige pressante qui tombe au pied du lit.

Rien ne peut réchauffer l’éphémère sans couleur,

De la pièce mansardée où je range mes pleurs.



Dans l’hydre du passé, d’où respirent mes secrets

Dans l’automne grisé par les nuages épais

J’ai cueilli tous les mots, les rires et les années

Qui ont tatoué ma peau de signes singuliers



L’été s’est engagé comme à l'accoutumée

Quand ses rayons rosés frapperont la cendrée

De l’ogre cancéreux planté dans mes viscères

Déformés par les feux aux odeurs d’éther.



Je ne puis te prier, ni même quémander

Pour venir cisailler et rompre la cordée

De cette plaie béante ouverte sur ma fin

Tu es toujours gagnante, je vais prendre ton train.





dom



Ecrit par Dom1
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