Le dernier Fanal

Partir à l'ombre de la nuit

Le coeur triste comme un regret

c'est un remord que l'on poursuit

Et c'est la fugue d'un secret



O, quand la pluie sur le tilleul

Avec la force d'une larme

Pleure et roule sur les feuilles

Sa complainte nous désarme



Revient la saison des labours

où tout le décor a viré

De la couleur et de l'Amour

En un Automne chaviré



M'en partant sur la colline

Je vois l'adieu d'un clair signal

voilant les yeux, et je devine

aux angles d'ombres, le fanal



On est plus triste qu'un Pantin

brisé par le jeu des Enfants

Mais le bohneur s'arrête enfin

quand le départ devient brulant



Nous reviendrons au clair soleil

décor changé, mais pas nos coeurs

mieux supérieurs à nos sommeils

Redescendus de la hauteur





Ecrit par Alain Desormeaux
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