Les géants

Les vénérables géants craquent en sinistres conciliabules

Et leurs branches tentent d’éteindre la Lune

Et toutes les étoiles de la Nuit et même le Soleil.

Ils balancent leurs longs corps rugueux au gré du vent

Et de leurs humeurs et leurs ombres inquiétantes

Allongent sur l’humus de la futaie leurs sombres desseins

Mais demain le bûcheron couchera ses maléfiques sorciers

Bénis de rosée matinale, avec pour linceul les nuages.



Ecrit par Ann
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