Melencolia

Qu’y puis-je si j’entends la voix éteinte, mes yeux tracent l’élan dans le ciel grandiloquent, j’ai peur du bleu, du blanc, de croire en ces vérités qui parent l’aube d’or.

Qu’y puis-je si je vois l’image déferlante, mon coeur panique dans l’éclat vif d’une lumière sertie, j’ai peur du savoir, de comprendre, d’idéaliser ces éclairs qui envahissent mon air.

Qu’y puis-je si j’oscille entre la démence et la sagesse, mes songes réfutent la logique humaine et je dessine en essaim ma propre délivrance, j’ai peur de sombrer dans l’ennui, dans la masse.

Qu’y puis-je si d’un mot ravageur je décline l’invitation, mon âme est en partance entre sphères et carrés, je démontre l’illogisme pendu aux bienfaits du nanti apeuré.

Qu’y puis-je si mes ailes n’ont pas dénié renverser le secret, je garde la clé!

Ecrit par Ensuspens
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