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Poésie libre / Saynète d’un homme heureux
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Saynète d’un homme heureux
par Aviateur
Highslide JS
par Aviateur

Frontispice de “l’Histoire comique contenant les États et empires de la Lune” dans le tome II des Œuvres de Monsieur de Cyrano Bergerac. par Jacques DESBORDES
Illustration proposée par Aviateur

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Saynète en 35 vers de 12 pieds qui se déroule au XVIIe siècle, dans une auberge de la rue Mauconseil. HIPPOLYTE, entre dans l’auberge la main au coeur, s’adressant à son ami: Ne voyez-vous pas, comme je suis rayonnant? Retenez moi, car j’ai le cœur aérien Conquérant comme l'empereur Aurélien et intouchable comme Achille guerroyant CALIXTE Mais je vois! D'où vient cette divine puissance? HIPPOLYTE C’est l’amour ! Elle a dit qu’elle aimait mes poèmes… CALIXTE Il n'y a qu’Eros pour autant d'exubérance.. HIPPOLYTE Je vous en prie épargnez moi vos théorèmes! CALIXTE Soit. Qui est-elle celle là qui vous inspire? HIPPOLYTE Une muse ! Une sirène qui m'emporta Il suffit d’une note pour me convertir Je la vis la première fois à l’opéra Dans une des pièces de notre ami Lully Pleine de prosodie, d'allure pastorale Ce sont des violes que le reste entendit Sa voix.. mon âme... fusionnaient... adorables CALIXTE Allons vous êtes fou! HIPPOLYTE Quelle belle folie! (Le tenancier apporte une carafe et un silence s’installe, Hippolyte perd soudain sa fougue) CALIXTE Toi le tout puissant tu es déjà démoli? HIPPOLYTE Mes illusions sont de fragiles brindilles Mes mots la font sourire, elle aime mes poèmes Je voudrais que ceci signifie qu'elle m'aime La vérité est qu'elle est seulement gentille Elle aime les poèmes d’un homme égaré Vois-tu, ce que j'imagine. ce que j’écris N'est qu'un amas d'illusions déraisonnées Il est grand temps d'admettre que tout est perdu Allons ! Toi qui es de bonne foi, dis-le-moi CALIXTE Si tu sais cela, pourquoi t’y attaches-tu? HIPPOLYTE (s’emportant) Tu ne vois pas que sur cette terre, ma foi! Il n'y a guère plus beau qu'un de ses sourires Le soleil levant tous les matins s'en inspire Le moindre de ses mots, même juste poli Embaume mon cœur de parfums d'Anatolie Et quand son regard croise le mien, par mégarde Moi j’en oublie où je suis: la pensée musarde... Sa joie à coup sûr, ferait dévier le Styx (silence) Comprenez donc pourquoi, j'en fis une idée fixe... (Doucement Hippolyte sort sa plume et écrit)



Poème posté le 18/10/20 par Aviateur


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