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Poésie libre / Aux pieds du bateleur
           
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Poésie libre / Aux pieds du bateleur

Aux pieds du bateleur
par Tomdubor


par Tomdubor


Ô mon ami poète ! Les voilà repartis... Enfin en tête à tête Nous sommes réunis... Je sais, tu préférais Voir des danseuses nues ! Les chagrins, les regrets N'étaient pas bienvenus... Mais que veux-tu mon frère ? Le monde suit son cours Sous l'ombre des visières Peu d'hommes voient le jour  Mais toi tu aimais l'art D'improviser la vie  Incarnant tes espoirs Les pieds vers l'infini ! Étienne, Étienne Étienne, Étienne... Te savoir si tranquille Me fait vraiment bizarre C'est comme si Churchill Avait cessé d'y croire ! Toi qui te baladais Avec des vers aux bottes A présent tes sujets C'est eux qui te tricotent... Fumant devant un nom Qui ne te connaît guère J'ai mémoire du front Qui inspirait la mer ! Je t'en veux, sache-le ! De me laisser au sol Parmi les comateux Porteurs de parasols ! Étienne, Étienne Étienne, Étienne... La beauté, toi et moi Étions inséparables ! Autant que l'embarras Du cul de nos comptables ! Que l'on s'amusait bien A agacer l'ennui  En délivrant les mains De leurs tristes manies ! Notre seule ambition Était d'aimer la terre ! Les cieux de promission Les femmes au cœur sincère ! Coincé entre deux dates Tu as l'air ridicule... Toi qui face aux cravates Te prenais pour Hercule ! Étienne, Étienne Étienne, Étienne... Te voilà allongé Plus droit qu'un candélabre Finalement rangé Sans la moindre palabre... A moins que tu n'enroules Les moustaches de Dieu Aux puissances des houles Au pays des heureux ! Dans ce cas, attends-moi Avant de voir l'enfer ! Je sais que tu suivras Le bon goût du mystère ! Nous irons déplumer Le doux sexe angélique  Et sauverons des piques Les pauvres condamnés ! Étienne, Étienne Étienne, Étienne... Les pompeux jugements Nous le savions tous deux Ont peur du mouvement Des amours généreux ! Pour ce qui est des mots Que tu as essaimés Je les prends sur mon dos Pour les faire voyager ! J'irai chanter ce soir Nos folies aux pénombres ! Provoquant les miroirs Qui te faisaient de l'ombre ! Car nous sommes poètes Cigales en visite Et nous faisons la fête Quand l'un de nous nous quitte !

A mon mentor, feu, Etienne Rerolle

Poème posté le 03/05/21 par Tomdubor



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 Interprète
Tomdubor



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