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Poésie libre / La darbouka
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La darbouka
par Automnale


par Sosso


Ô Mustafa, je me souviens Du tempo de la Darbouka, Le jour de la fête du printemps, Dans le quartier gitan, Et, sur les rives du Bosphore, De cette bouquiniste, un peu pythonisse, Feuilletant un livre blanc. Près des minarets d'or, Un jardinier ambulant Proposait des tulipes Ensanglantées aux amants. Dans une fontaine d'albâtre, Nos mains, comme les ailes des pigeons, Tremblaient d'émotion. Ô Mustafa, je me souviens De l'écho de la darbouka, Des camaïeux de mousseline, Des mosaïques byzantines, Des sortilèges d'Orient, Du thé parfumé à la pomme, De tes lèvres de gastronome. Dans une vieille maison ottomane, Accoudée au hammam, Tu inventais des baisers Au goût de pistache et de muscade mélangées. Sur un tapis tressé de nomade, Tu ôtais mon semainier, Froissais ma petite robe jade. Ô Mustafa, je me souviens De nos lendemains incertains, Des volutes des narguilés, Du silence de la mosquée, D'un ferry en partance, Et, sur les vagues de Marmara, Des sanglots de la darbouka. Automnale



Poème posté le 15/12/09



 Poète
Automnale



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 Interprète
Sosso



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