Accueil
Poésie libre / Cécile
           
Poésie libre / Cécile
       
Poésie libre / Cécile

Cécile
par Onimaru


par Onimaru


Mon cœur fonce sur la page blanche, comme un récif dans le miroir de l’eau. Visé sur ma chaise, mes rêves sans couverture décollent et virevoltent. J’ai parcourus des moments difficiles mais j’ai tenu, se battre et vivre, Chaque jour, pour quelques feuilles de plus pleine d’encre sous la pleine lune Je crois c’est le sens de ma vie, une mécanique à la con, mais une façon Comme une autre de me mettre à l’abri de la solitude et de l’ennui mortel Qui s’empare d’énormément de gens au paradis. Un jour de plus à remplir Une page après une autre on cherche un moment pour devenir tel qu’on est Mais dans le fond, cela importe peu, on vit avec notre morale, et nos larmes Les regrets c’est quand père Fauche, cogne à la porte pour sa besogne. On s’encastre dans les murs de nos certitudes qu’on à atteint notre but Et oui ! cela rassure, mais c’est avec la mesure du temps qu’on prend conscience Que notre existence est un simulacre, une presque vérité, douçâtre. J’aimerais tant faire mieux demain, mais j’ai pas le temps. Etre Autre, Changer de peau, chanter Armstrong comme Nougaro, c’est bien beau Mais l’espoir est un volcan endormi dans un océan d’huile, si tranquille A quoi bon agiter sa conscience pour des histoires, des causes, c’est sûr Nous leur préférons la méfiance, la prudence, le silence, l’aveuglante lumière. J’avoue que parfois ma solitude me coûte et que renoncer me fait du pied Pourtant, j’ai besoin de dire, un besoin vital, un signe vers l’autre, un signe vain Des heures tardives me pèsent sur la nuque, et je déguste ma douleur de pierre Travaillée par l’océan et la terre. Un oiseau moqueur, picore mon éternité Devant la feuille, je voudrais rester mais je ne peux pas, le temps passe Les aiguilles piquent et mes yeux incendier m’empêche de voir les mots. Puis quand j’ai fini de me faire du mal et de souffrir du temps qui tourne Me reste un espace pour parler de ce qui me passe et de Cécile. Ce n’est pas de la peine, il brouillasse, ça me bousille. Je n’ai pas tout dit, les carottes sont cuites et les saucisses aussi. Sosie de moi, Massy c’est quoi ? Je suis passé par cette ville Je crois…je crois c’était comme Bordeaux, enfin comme partout ici. C’est que le monde tourne dans ma tête et j’en perds la boule Une bible en oreiller, coincer entre deux amants peines, m’agace Pourquoi faut qu’on ce fasse du mal en arrière allé en avant, roules ! Jusqu’au Casino, on y trouve le bonheur en pack de seize et de la glace On ricoche sur nos lèvres dans le noir on apprend à dire l’émotion Ivre de nos potions et filtres d’amour, Alcool dans le froc on est plus fort Mais ma Zone est sec à me piquer les yeux d’aridité, je n’ai pas la solution A corps et a cri, en gras et en gros, j’écris, Cécile je ne suis pas trop mort. Finistère sud en Juin, on joue dans le sable avec des bananes comme ça On rêve l’océan tout ce qu’il contient, avec le soir et le jour et tout J’ai des routes à prendre, alors salut j’ai une quinte de toux Mais parfois je veux juste le calme, pas la douleur ouais pas la douleur.



Poème posté le 02/06/11



 Poète ,
 Interprète
Onimaru



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)






.