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Poésie libre / Le pont-levis
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Le pont-levis
par Lolo


par Lolo


Assis fermement sur mon étalon Les guides en direction de l’horizon Vêtu d’apparats qui me confirment prince Jeune cavalier aux allures minces Vallons et escarpements viennent à moi À chaque foulée de ma monture Ma destinée ne se doute pas du futur émoi Rencontrer une femme aux allures de peinture Éreinté d’une journée sans coucher de soleil Cuisses meurtries par une selle trop usée Enfin dormir pour reposer mon éveil Demain appartiendra à celui que s’est apaisé Patriarche, tu reposes maintenant en paix Cœur vaillant jusqu’au dernier souffle Toi qui n’a jamais vécu de regrets Pourvoyeur d’une chaleur qui emmitoufle Tête baissée pour ce dernier hommage Je n’ai que des pensées pour ce gaillard Une vie éteinte, partie vers un autre pèlerinage Un pas vers l’au-delà, derrière ce brouillard Parmi ces regards tristes et hagards, Une princesse aux yeux peu bavards Cheveux noirs, tout en finesse Son visage dessiné par la jeunesse Dans mes veines, coule le devoir Me retirer dans mes terres Et peut-être ne jamais savoir De cette générosité qui erre Dans mon cœur, elle n’aura pas vu Un emballement qui s’éternise Une chaleur qui galvanise Une impétuosité qui alarme Un entichement qui désarme Dans son cœur, je ne serai jamais l’élu Trois décennies de solitude Un feu refroidi par des vents placides Une voix éteinte par l’usure Un silence sans commune mesure Un vide d’une grande complétude Plus qu’une fièvre algide Me voici en son royaume Qui se fond à la clairière Nos regards se croisent Un peu de baume Sur ces années meurtrières Deux cœurs qui s’apprivoisent Sortie tout droit d’un soleil d’été, Une gaieté parfois sournoise Nous éloigne de la chasteté tel plonger dans des eaux turquoise Baisers puissants à saveur d’éternité Soupirs de souffrance en toute impunité Debout au centre du pont-levis Entrelacés pour combler nos envies Seulement que quelques heures À se dire combien est précieux ce bonheur Peu de temps pour consumer Un pareil trésor enflammé Passée l’aube, la princesse m’abandonnera Moi qui vis plus loin que le premier venu Passée l’aube, la princesse retournera Dans son château d’une contrée méconnue Être plus qu’hier et moins que demain Ouverts, sont ses bras et surtout sa main D’un pas affranchi, j’irai la prendre Pour qu’elle devienne ma reine Du haut de son trône, vraiment souveraine La tête sur son épaule pour la réentendre

Quand la réalité devient un conte

Poème posté le 01/10/15



 Poète ,
 Interprète
Lolo



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