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Sur la route
par Onimaru


par Onimaru


Les gens tiennent aux destins les plus singuliers, Parce qu’ils ne veulent pas croire en leur merveille. Pourtant nous sommes capables de rendre beau, Le pire moment de notre vie. Putain le pire moment de la vie. Qui peut me prendre l’or qui coule de mes yeux Quand devant l’aube je perche mes espoirs en demain. Me disant j’aurais un jour tout le ciel à porter de main. La pluie frappe fort sur la tôle de notre caisse pourrie, Somnolent on rêve d’une panoplie de luxe, genre nouveaux russes, Riches nous serions immortels. Ils infectent nos esprits comme des clous rouillés, Martèle leur vision pour enfumer le labyrinthe de mon esprit, Égal au dédale de nos rues. Dans le rétro le passé est effondré, Je me fous de connaître le meilleur moyen d’être riche rapidement J’ai besoin d’un instant dans ce désert, entre mes ''schizoboys'' en faction Dans ma caisse en cuir rembourré. Je débarque dans ce monde et j’ai des envies de comprendre, Mais tous me disent que je n’ai pas ma place, alors où aller, hein. Ne me prive pas de mon destin mec, de ces moments de calme, Loin du chemin de feu, j’ai besoin d’un endroit comme celui-ci J’ai pris beaucoup de chemin, dans bien des sens, Ont-ils donné une voie à ma vie, je suis sur cette route sans issue, J’ai besoin d’un endroit pour me reposer. La route est droite, J’imagine que des détours sont inévitables, Celui qui braille son intégrité est le pire menteur. Entre civilisation et barbarie, nous tentons d’esquiver tous Les bas instincts et de prendre le train en marche, Toujours deux temps en avant sur notre existence. Je dois prendre plus de temps, vendre plus d’antidote… Mes mots sont des pansements, ma came est une arme comme le savoir, Mais ce qui me rend vivant est une magie perdue… Je me penche parfois sur ce vide vertigineux Je me demande pourquoi n’ai-je plus entendu Je t’aime depuis des années. J’ai une faim de monstre intergalactique. Et l’infini ne semble pouvoir assouvir, Assécher ma soif de réponse. Je suis libre, mais seulement je n’ai pas le pouvoir d’en décider. Et cette réalité me mine, me comprime, Les puissants nous oppriment, et mon ventre cogne avec colère… Un jour ou l’autre mec, nous serons loin, si loin de leur emprise.

titre emprunté à J.KEROUAC<br />
INSTRUMENTALE de LARDY SUNY


Poème posté le 20/10/11



 Poète ,
 Interprète
Onimaru



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