Accueil
Poésie libre / Les gens du matin
Poésie libre / Les gens du matin
Poésie libre / Les gens du matin

Les gens du matin
par Francois


J’étais là, peut-être, enivré de l’aube Et des charmes flous de l’azur perçant Qu’habillaient des vents dans des auréoles mauves. Je m’étais assis sur ce qui semblait un banc. Nous n’étions pas nombreux, peut-être six ? Il n’en faut jamais trop. Et des deux camps Si l’on veut assister au parfait exercice Des bouches de métro aux matins délirants Captez le regard de chaque passant Qui observe-t-il en allant tout droit Sachant ce qu’il fait, ou par des pas flagellants Faibles et évidents, à la croisée du moi ? Et leurs costumes diffèrent, sont parlants Quand on s’y arrête. L’oeil est ouvert Sur les oppositions de ces êtres vivants Qui vont en se toisant, en prenant de grands airs Qu’on leur souhaiterait figés toujours Sur leurs faces roussies comme les flancs De ces soleils douteux que l’on croit voir un jour Et que l’on oublie comme on oublie d’être enfant. II C’est la dure promenade des grands Qui pensent dompter l’eschatologie Des faiseurs de raison qui n’en savent pas tant Du pourquoi de ce monde et des feux de folies Il vont et viennent, occupés ; pourtant Dans leurs mains des bouteilles et des fiches Et les moins préparés sont ceux qui ont un plan Car c’est l’aveu des gens qui vous sourient et trichent Il se déroule une lutte de l’âme Qui, ici, a raison d’être vivant ? Les rejetés de la nuit aux mines infâmes Ou les costumes noirs, qui semblent impuissants ? Personne, je le dis, n’aura raison De dire, ou croire, ou faire, c’est navrant… Il faut s’en aller loin de nos champs de vision Et s’arracher le cœur dans des fleuves de sang Mais les couleurs fades sur les écrans Appellent chacun à venir chercher L’oubli de sa personne, à nier le néant Dans lequel notre époque est à jamais bercée.



Poème posté le 04/06/18


 Poète
Francois



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.