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Poésie libre / Anthropocène
              
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Poésie libre / Anthropocène

Anthropocène
par Salus


(Horrere humanum est) Chaque frontière était une plaie à la Terre ; Ici, l'on mangeait gras, puis là, ça mourait dru ! Et le monde était proie - on était tous Landru - Quelques sages pleuraient, que la folie altère... Nous avions saccagé l'inconcevable Eden Dont nul dieu ne gardait le pas d'aucune porte ; Tout en était pourri, puis la mer presque morte Etouffait sous le joug gras de l'humain Kraken ; Et les glaces fondaient des banquises australes, Pendant que, dévasté, le poumon des forêts, Cacochyme, sifflait, s'étiolant dans les rets Constrictors resserrant leur garrot sur les râles De l'aïeule Nature au futur condamné Que nous avions niée avec notre folie, Nous prenant pour l'élite – or nous étions la lie, Le fils suppliciant, sous un sol bien damé, Sa mère agonisante et toujours nourricière, Notre très sainte alma mater dolorosa, Que cette ignoble race humaine amère osa Martyriser, violer, dans cette souricière, Avec les instruments d'un progrès contondant Et les méchancetés maniaques de ses règnes Fleuris de l'ergastule et du puits où Tu saignes ! ...Puis, les maux à venir, le pire ! - Qui T'attend.



Poème posté le 18/08/18 par Salus


 Poète
Salus



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