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Poésie libre / L'Araignée
Poésie libre / L'Araignée
Poésie libre / L'Araignée

L'Araignée
par Quentin


Il y a cette Absence au monde sans cesse, où l’errance tisserande de mon ressenti est une issue de ce peuple intérieur, fantôme des gestes qui ne surviennent plus. Il y a cette même absence dans la danse des poussières, Ce même Œuvre appliqué à manipuler dans les airs ces arabesques que dessinent l’encens, s’anéantissent en des tableaux de feux noirs sur feux blancs, en des liens d’autres soyeux tourments Où te concevoir impérissable mon Amour. …ces dentelles éphémères qui appuient pour moi les formes de ton apparition… …ce fil de fantasmes qui ondule autour de ce vide dont je voudrais te faire un corps… …cette toile d’illusions que je tisse pour t’envelopper d’une éternité où me subsister… Dans l’Opiacé du plus tard et ondulant d’un songe étranger, gardienne des feux sacrés, ta silhouette intimide qui à mes yeux s’emmêle ; Dans l’encens mince d’où tu te pavane d’hypnoses, venimeuse héroïne, des entrelacs Que dessine sur toi l’impression de danse que mon Obsession t’impose. L’Orbe de ma religion sur ce rêve, l’or spectre des liens qui s’incurvent sur ton visage blanc. Lune, pour que je te sente trembler avec moi, Pâle du même des mondes, Et du vertige des sens qu’ellipse l’astre de mes mains autour de toi, Te débarrasse de la tunique superflue de l’existence, Acceptant la morsure même de la soie qui t’accueille parmi moi, Corset d’obsédantes nécromances que fusionnent les attentions d’une même peine dont te souvient ma passion, ces sciences sorcières Par lesquelles je t’invoque, royaume d’Absence, pour faire de ton corps apparu un asile où me renouveler, des sorts révolus, les palais passagers où semblable s’éteignent mes désirs araignes. Vois, Apparaissant dénuement, L’Auror-à-l’envers Suspendue à son fil… Vois le Présage acéré des branches plongeant vers le ciel, et racines des nouveaux mondes qui t’absorbent, Ravissent tes couleurs en alambics ravages de manque comme à chacune de tes renaissances à ma Nuit. Reine solitude Consolatrice des venins, Madone névrose nourriture du Silence, Cendre-Femme de mes inapaisements lointains, L’Araignée de cette vie que sans moi tu survoles. Spasme précipice des logiques finales du rêve qui se consume… {Feu d’entrelacs, lame de froid, blême de mon Emblême} et de tes empreintes aux couleurs que revêtent Sous les arcanes de mes Mots les archanges de tes Morts. {Feux Noirs sur Feu Blanc sous l'Art régnait Paon} (protégé par droits d'auteur)

Texte Paloréa

Poème posté le 04/09/18 par Quentin



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