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Poésie libre / En ville
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En ville
par Ry


< I > Vous ne voyez vraiment pas l'eau qui s'écoule sur les rails de fer? nous sommes les branches poussant dans toutes les directions Des arbres de bétons en nuancier de gris dans la perception, Au fond du train je peux même dire à mon artiste préféré de la fermer... - Carastérisation - de chaque passant sur le bitume encore sec, Constellation de l'homme pressé, supernova d'un mec Trop ivre et délesté de sa meute: chien errant cherchant la paix, Le boitement de jambe de la société se réfugie dans un tarpé, Entre prise de conscience et perte de gain à force de combattre L'ordre quadrille les rues et nous jette dans les bras de la marâtre, Pense: égout ; et goûte l'effroi de traîner au milieu de tout ce foutre Car Zeus loge dans le coeur de chaque coup de foudre, Marchez: voilà le sens; et laissez vous former des foules, Caressez l'angoisse du jour où vous y trouverez la goule Fonçant à bord d'un carrosse à sensation de vitesse. Le sentiment obscur qu'un rat guette si l'on va mourir de vieillesse. < II > Interaction des foules, abstraction de l'attention, Fuir la sensation que nous l'avons trop prise dans le fion, Pion sur l'échiquier va pioncer tu fais pitié! Piété de l'homme qui vit ici sans trop s'inquiéter, Héritier des années vides, on n'a pas évité les années tristes, Bénéfice onirique du fleuve de pisse...le caniveau reste une piste, C'est chic le mic-mac qui tic-tac de plus en plus vite, Le risque: un mythe invite à voir que nous sommes quittes, Au pire toi et moi, la cuite, une fuite: un rite moderne de trêve, Sacrement eucharistique typique des nouveaux Adam et Eve, Le prix de la sève grimpe alors avance et lâche moi la grappe! Ca frappe contre des murs, le plâtre laisse ses traces sur mes sapes, Zapper le clap de fin c'est feindre que le feu reste éteins, De là déteint la teinte des quintes par hasard dans nos mains, La chatte! Claque ta tune et fume ce que tu peux d'herbe, Tu vis sur le bitume historique où règne les tas de merde. < III > J'ai attelé mon corps au sien et mon âme dans une pensée profonde Celle de l'amour de l'ombre où règnent microbes et catacombes, Des bars toujours bondés de monde, les néons et leurs longueurs d'onde Qui fondent l'espérance des jours futurs de la contempler sans sa robe. Sans ça je sonde les abysses des rues, les sutures sous les pavés, Les crevasses sur la peau d'un ado qui a mal vieilli et si vous saviez... Combien d'hommes gravitent dans les villes où ils n'habitent pas Galaxie urbaine où les corps célestes s'agitent au pas, La lune a-t-elle eu le choix d'être une femme de la nuit? Tout est fait ici comme là bas, regarde le ciel comme dans un puits, Des trous noirs: un foutoir de coude sur le comptoir, Mystère au fond du regard alcoolique et flou du miroir! Déduit tes rêves de la canopée d'immeuble, Creuse ton trou au fond d'un canapé de noble, Mon premier pas dehors est né d'un manque, d'une maison vide, Le dernier sonne le retour plein d'une matière formée sous acide.



Poème posté le 18/11/18 par Ry



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