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Faux départ
par Banniange


Fœtus rejetés loin des rivages maternels On erre dans la ville de Babel, Le sein qu'on suce n'a pas la saveur du miel C'est l'amertume de Babel, Néons blafards, des masques grimacent au hasard Dans la sarabande de Babel, Colonies d'un monde déglingué, Colères de rêves ravaudés, Etoiles percées d'un coup d'archer. Comme des lemmings, on se précipite vers la mer Au bord de nos hydres de fer Mais des cimetières, il n'y en aura plus à faire Assez de sable dans le désert, On ne pourra donc pas se noyer, quelle galère ! De devoir rester en enfer, Personne nous ne sommes Personne on se nomme Personne ne nous somme D'être une personne. On s'est quitté sans s'être jamais rencontré Dans une gare de Babel, On s'est aimé, on a échangé nos miroirs Dans le sanctuaire de Babel, On a compris qu'on devait vivre sans comprendre C'est le paradoxe de Babel, Colonies d'un monde déglingué, Colères de rêves ravaudés, Etoiles percées d'un coup d'archer. Depuis longtemps, dans ce drôle de brouillard On cherche des puits de lumière, On cherche la chaleur dans les joies de la chair Sur l'arête blanche des banquises, Nous ne verrons pas la terre promise On a oublié l'itinéraire. Personne nous ne sommes Personne on se nomme Personne ne nous somme D'être une personne.



Poème posté le 24/01/16


 Poète
Banniange



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