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Moby Dick
par Candlemas


Au cadran fatigué mon oeil est arrêté Les dés ne roulent plus le souffle se retient Les livres à l'abandon l'ordinateur éteint Ma vie en mode pause aborde en liberté Un rivage indolent sans houle ou branle-bas C'est un havre discret où s'allonger tout nu Abandonner l'armure à l'arène inconnue Et plonger, lame offerte, oubliant tout combat C'est ainsi qu'au giron d'une mer opaline S'apaise le cuir brûlé de mon corps usé Et mon coeur buissonnier, irradié, arrasé Repousse avec vigueur, vigne-vierge câline C'est un détour caché sous un pli paravent Dont les baleines au coin d'un giron vide s'ouvrent Profitant d'un regard égaré qui savoure Le trot d'une aiguille guignant son poursuivant Leur blanc laiteux inonde ma paupière ouverte Qui se ferme tandis que mon souffle déroule Un sommeil en paix doux comme une vie qui coule Fruit de la vigne au coeur palpitant découverte



Poème posté le 04/02/16


 Poète
Candlemas



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