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Poésie libre / Les gens sans feu ni lieu
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Les gens sans feu ni lieu
par Lastours


On les avait cru disparus, On ne les voyait presque plus ; Dans ce grand siècle d’abondance, La misère était indécence ; L’ère était aux plaisirs, aux jeux, Pourtant voilà que peu à peu Les gens sans feu ni lieu sont alors revenus Les oubliés, les marginaux, les mal-aimés Les gens sans feu ni lieu sont alors revenus Hanter la grande ville offerte aux affamés. Des silhouettes inquiétantes Ont envahi les rues bruyantes ; Des milliers de mains tendues Ont formé l’armée de exclus, Les bataillons des malheureux Et c’est ainsi que peu à peu Les gens sans feu ni lieu sont alors revenus Troubler la grande ville qui les a condamnés Les gens sans feu ni lieu sont alors revenus Troubler la grande ville qui les a condamnés. Leur nombre grandissait sans fin, Préparant de noirs lendemains ; Ils arrivaient d’un peu partout, Le ventre vide, sans le sou ; Ils ont effrayé tous les gens Et quand leur nombre fut trop grand Les gens sans feu ni lieu ont semé la terreur, Les oubliés, les marginaux, les mal-aimés ; Les gens sans feu ni lieu sont devenus tueurs, Il y a déjà longtemps dans un siècle oublié.



Poème posté le 05/09/19 par Lastours


 Poète
Lastours



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