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Mirage
par Claudel


Un petit cèdre blanc tel un remblai de neige Me protégeait des froids glacials et malvenus. Un bouleau près de moi, riche de ses bras nus, M’abritait de son toit branchu d’écorce beige. Moi, je suis là depuis longtemps, figé, figé… À t’aimer, à t’attendre assis comme un berger. Sur le lac blanc gelé, un vent de poudrerie Soufflait en rafale sur une tache rousse Qui avançait vers moi tel un renard en frousse; Est-ce toi mon amie, amour de rêverie? Et je suis là patient, ainsi glacé, glacé… À te voir avancer comme un fauve racé. Soudain, un bruissement se fit entendre au loin; Est-ce un cri de félin, le lac qui se fissure Ou ta voix qui m’appelle en ce jour de froidure? Ce n’était qu’un traineau chancelant et son chien. Je serai là demain aussi, gelé, gelé… Encore à t’attendre comme un ange zélé. Ce poème est dans un recueil; pour voir les détails, allez sur ce lien : www.edilivre.com/catalog/product/view/id/861497/s/romances-sans-notes-27b41710c1/category/1566/#.WcLlsIWcHIU

Claude Lachapelle / juin 2016

Poème posté le 14/06/16


 Poète
Claudel



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