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Les virils
par Gaelick


Enlaidis, criards les virils s'enlacent longuement Leur risible pubescence Mâle et malpropre, ils rient d'un rire forcé, hideux ; Perlent quelques blancheurs vaines A cette fente de ce bout si ridiculement. Plus tard, il serreront de ces même mains ces maigres Seins à les faire suer ; Filles et femmes se séduisent de leur propos scabreux ; Ces quelques goujats sans gêne ; Lancent aux sodomites quelques virilités si aigres. Leurs lèvres, pourtant le plus insalubre des taudis Attirent les maigres et grasses ; Et dire que tristement leurs rots sont leurs meilleurs charmes ; Qu'ils aient quinze, ou trente, Années de la même raideur leur membre se raidit. Ils sont Imbus d'une fierté alors si ridicule, Les gouttes de leur sueur ; Comme les gouttes blanchies ou jaunies de leur longue arme ; Sont de médiocrité. Et leurs seules larmes sont quand la droiture s'annule. Et ces beaux soirs d'Août où frissonnent doucement les arbres, Le viril, la maigre roulent Leurs langues avariées en quelques nulles amours d'été macabres Et, en quelques paroles saoules, Lui prit fièrement de pourlécher son si nul sabre.

Portrait poussé à l'extrême de ce que j'ai pu observer chez certaines personnes.

Poème posté le 16/06/16


 Poète
Gaelick



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