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Poésie libre / Soupirs d'un vieil enchantement
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Soupirs d'un vieil enchantement
par Tomdubor


Capturée par images, ma vie semble déteinte Je cherche dans la nuit une passion nouvelle Mais seul le noir répond à mes longues complaintes Pas un seul élément ne me lance un appel... Mes tendresses sont nues, affligées de blizzard ! Ma conscience amollie ne pressent plus le feu Et les jours sans folie, ébranlements du phare Font leur long défilé désert et vaporeux Rien ne charge de transe les troupeaux d'habitudes Qui me sont affectés comme des valets d'ennui Le tableau oublié de mes vieilles études Recouvert de poussière, n'instruit plus mes avis... M'attristant, seul, de ne rien croire Je vois tomber des paradis Des rêves suaves de foulards Battant d'amour et d’infini Je me console comme je peux En regardant passer le temps La nonchalance prêtée au jeu Des flâneries de mon étang Si du cou de la vie on pouvait faire un cygne ! Si du zeste des voix on pouvait planter l'arbre ! Butiner la magie que nos rires désignent Corriger les menaces d'une seule palabre ! Je me ferais héraut de la noble croisade ! Partant sur le chemin qui conduit à la moelle La profondeur au sein d'une belle accolade Dénouant les chagrins à la vue des étoiles... Mais rien ne semble plus frapper d'étonnement Mon esprit enneigé à la merci du vide Pour un peu de vigueur je donnerais mon sang ! Mais un sot cavalier se cramponne à ma bride M'attristant, seul, de ne rien croire Le quotidien glace mes doigts L'indifférence des hasards Fait du limon de mes émois Devrais-je mendier de la surprise ? Remodeler des convictions ? Trouver mystère dans la bise ? Restructurer ma volition ? Avant que les sillons aient raison de ma chair Je voudrais peindre un mot plus pérenne qu'un dieu Une œuvre de génie à la révolte claire Donnant sens aux douleurs, quels qu'en soient les enjeux ! Car malgré la paresse de ma saison banale Le citron évidé qui me sert de festin Je connais le trésor des quêtes idéales Qui étincelle aux veines des souffleurs de destin ! Est-ce un rêve trop vaste qu'une estampe soignée Des ressorts du courage qui émaillent l'histoire ? Cet élan de jeunesse par les cieux possédé La racine de ceux pour qui tout fut un art ! M'attristant, seul, de ne rien croire Je me revêt de crépuscules La pauvreté en étendard La perplexité aux cellules... J'attends la fièvre impertinente Qui fêtera l'immensité ! La contagion de fleurs aimantes Éveillant l'homme à la beauté ! Est-ce encore une vie qu'un pas sans battement ? Sans le langage chaud de la vive comète ? Enflammons nos échanges de puissants sentiments Crépitant sous l'éclat des visions du poète ! Comme si l'instant commun était un cri unique ! Qu'une âme sœur passait sur le trottoir du monde ! Que la mort s'effrayait d'une intime musique Plus sensible qu'un orgue, plus gracieuse qu'une onde ! Ignorant le parfum de vanité des actes J'aurais enfin bonheur à m'installer aux tables Devisant de vertige, saoul d'amitiés compactes Le goût des différences me comblant d'ineffable ! M'attristant, seul, de ne rien croire Je bois des brocs de souvenirs Le corps ronflant sur le plumard Grattant mollement mes désirs Bientôt j'irais jusqu'aux toilettes Pour déposer l'inévitable Faute de mieux, l'affaire honnête Prouvera que je suis capable De faire preuve d'intensité Pour une tâche sociétale ! Sans le doux drame d'un baiser ou le curieux sujet d'un râle...

Reflet fidèle de mon présent. Poème désillusionné, sombre, mais non dénué de couleurs et d'espoir.

Poème posté le 09/03/20 par Tomdubor


 Poète
Tomdubor



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