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Poésie libre / 1720... trois cents ans plus tard
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1720... trois cents ans plus tard
par Libellule21


Il était Grand, le bel Antoine, il était Saint... Dans ses cales ventrues dormait la malemort Entre les draps de soie. Cet immense trésor Enrichirait bientôt un cupide échevin. Quarantaine ? Nenni ! Des problèmes ? Aucuns ! Et voilà débarquée la peste dans le port... De la rue Jean Galand à l'huis de Saint-Victor Galope à sauts de puce un bacille de Yercin. Marseille est sacrifiée, le forçat obligé De combler les charniers sur l'ordre de Moustier. Tout le monde est touché, riche, pauvre ou gredins. Trois siècles plus avant, de même se produit : Ce virus assassin, l'Humain tant réfléchi En serait-il l'auteur ? Ne soyons pas mesquins... le Grand-Saint-Antoine, navire qui introduisit la peste à Marseille en 1720 malemort : mort par accident, tragique, imprévisible. Le bacille de la peste, véhiculé par les rats et surtout les puces, fut découvert par Alexandre Yercin en 1894. Marseille dut fermer ses portes pour contenir l'épidémie sacrifiant ainsi ses habitants. Le souvenir de la peste de 1720, évènement tragique d'une ampleur exceptionnelle, semble toujours présent dans la mémoire collective des Marseillais. Ainsi, jusque dans les années 1940, pour dire merde, les Marseillais prononçaient parfois le nom de Moustier. "réfléchi" au sens de "responsable de" Je vous invite à regarder "la peste de 1720 : a-t-on sacrifié Marseille" dans "l'ombre d'un doute", émission présentée par Frank Ferrand, sur internet.



Poème posté le 13/05/20 par Libellule21


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