Accueil

Mao, mon ami
par Fregat


On aurait pu encore longtemps Prolonger ensemble notre histoire, Mais voici qu’elle s’arrête sans Que je n’y puisse rien, même y croire. Mao… Se peut-il que tant d’amour Décrasse le miroir de mon âme Quand je pense à tes radieux jours Qui aujourd’hui sont autant de lames ! Tu me manques mon chien, mon ami, Je te cherche partout… La maison Sans toi est province sans patrie, Le jardin, vaste arène sans son. Je te vois encore frétillant De bons vifs sur le seuil de l'entrée, Coller ta truffe sur mon tympan, Tes pattes à mes épaules jetées. J’ai lu si souvent dans ton regard, Plus diserte qu’un vol d’hirondelles, Une tendresse vue nulle part, Sur tes yeux profonds couleur cannelle. Je m’en veux tant de ces mini drames, Sermons excessifs à tes ébats, Tu ne méritais pas tous ces blâmes Pour un peu fort tourmenter le chat. Dans le pelage froid de ton cou, Je me raconte tous les instants De cette aventure qui fut Nous, Dont j’effleure les mots transparents. Et je pleure, sans pudeur ni honte, Comme un enfant écorché, tout bas, Qui réalise que dans les contes Même les héros meurent parfois.



Poème posté le 12/11/16


 Poète
Fregat



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.