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Vie
par Martial


Curieusement, Dimanche, en découpant mon rôti J’ai brutalement pris conscience Que j’allais manger d’un être de chair Qui avait été tué pour moi Alors qu’il avait droit de vivre Comme moi. Même si ses conditions de vie N’avaient pas été très bonnes Dans un élevage intensif, Bien loin des près et du soleil, Ce jeune veau avait droit de vivre, Comme moi. Et la fourmi aussi qui, libre, Tout à l’heure, se promenait sur ma main, Quand je prenais le café au jardin ? Nous avons échangé Dans un langage un peu étrange, Puis, je l’ai aidé à rejoindre la terre Dans le massif de fleurs. Elle aussi avait droit de vivre, Comme moi. Ainsi, j’ai retrouvé la paix.



Poème posté le 15/05/20 par Martial


 Poète
Martial



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