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Poésie libre / La crise de la quarantaine
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La crise de la quarantaine
par Aristotemonami


Dans la vert prairie une fin d’après-midi Sous un soleil de plomb, il vit un pissenlit. Et c’est sous ce soleil quelque peu oppressant. Que ressurgirent certains souvenirs d’enfant Quel fut son désarroi quand il découvrit là Que de ses rêves d’enfants aucun, il ne fit Et que pendant sa vie qui le rendit bien las Ce sont ses proches qui décidèrent pour lui. De sa pensée, un joli chevreuil le tira. Lui ne s’énerva pas et puis le contempla. Car il lui rappelait tout en gesticulant Ce qu’il avait été longtemps auparavant. Après réflexion, il devint convaincu. Que combattre l'ennemi et tuer sans cesse. Jamais, de son enfance, il ne l’aurait voulu Lui qui était jadis plein d'amour de tendresse Il découvrit alors que c’était le moment. D’oublier le passé et d’aller de l’avant D’arrêter un instant de se laisser porter Pour pouvoir être maître de sa volonté Être un joyeux potier, il voulut à présent Car c’est la le métier qu’il a toujours voulu Quand il était petit, mais aussi maintenant Aux poignards aux fusils, il ne touchera plus. Dans le champ, il écrit sans aucune raison. Une lettre rapide de démission Il reprend par la suite un peu goût à la vie. Une joie immense soudain, il découvrit Il rentra chez lui, acheta un atelier. Sans trop de travail, il décela les rouages. Il fit des sacrifices et aussi des prêts, Ouvrit une boutique à côté de la plage Pendant quelques années, ce fut fort compliqué Pour lui et sa famille de continuer Et puis de ces années, ils sortirent grandis Et bientôt accoururent les passants ravis Tom n’en revenait pas et était si heureux. Qu’il en arrivait même à oublier la guerre Celle qui patiemment l’avait rendu peureux Aujourd’hui, il l’avait enfin laissée derrière Pendant treize années, il fut un brave soldat. Qu’il pleuve ou bien qu’il vente, il ne rechignait pas. À la joie d’être libre, il goûta lentement. Son âme fut heureuse d’aller de l’avant. Des romans, des contes, il avait beaucoup lu Mais jamais une telle joie, il ne sentit Dans tous les souvenirs qu'il avait retenus Que la joie qui est celle d’être épanoui Quarante ans sans bonheur, un chemin compliqué Mais qui lui redonna cette envie d’avancer. Au bout de quarante ans le bonheur, c'est enfin Parachuté à porté de ses bras, ses mains Il n’eut à présent que la volonté, l'envie. De partager à tous cette joie de choisir Ses enfants décidèrent selon leurs envies. Ce qu’il désirait le plus pour leur avenir Il fut très étonné en voyant les chemins. Différents qu’empruntèrent ses chers enfants Le premier voulu travailler avec ses mains L’autre fut un scientifique étincelant. Avec humour, cette anecdote nous apprend, Que l’on peut devenir heureux à quarante ans Mais le bonheur peut chaque jour être choisi, À n’importe quel moment de nos courtes vies On peut réaliser ce choix étant âgé Comme on peut le faire à la sortie du lycée.

une petite réflexion sur la vie

Poème posté le 31/05/20 par Aristotemonami



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