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Poésie libre / Ode aux héros d'aujourd'hui
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Ode aux héros d'aujourd'hui
par Jim


L'épanoui Sachez, que vous pleuriez, j'en suis fort désolé. Venez, mademoiselle, avec nous consoler Ce gros chagrin qui vous assaille pour si peu, Il n'est sur l'âme bon que vous ayez un bleu, Car tout a une fin. Laissez ce désespoir Qui s'efface si vite, avec nous venez boire Et fêter le succès du commerce et son staff. Le moustique Tu es vraiment, mon gros, l'empereur de la gaffe... Tu dois penser beaucoup pour les sélectionner ! Tout ce que tu dis là, c'est comme additionner Des oiseaux à des chiens. Il a changé de bord, Discrètement, son chat, son petit chat est mort, Tu comprends l'abruti ? Minou ronron kaputt ! De cette vérité, il ne fait aucun doute, Aucun de tes bonbons ne le remplacera ! Pour elle, ce qui fut plus jamais ne sera, Et de son félidé ne reste que des cendres. On a juste parfois, envie du train descendre, De voir continuer les wagons, sans y être, Que défilent en vain les béantes fenêtres, De regarder la masse inerte des gogos Toujours heureux, contents, de gagner au loto, Cela leur suffisant pour le soir s'éjouir, D'imaginer pas même autre chose à souffrir, Lors que devant l'écran, somnolents ils s'encroûtent, Que le rire béat d'un con devant le foot, D'une poule devant un four à micro-ondes ! Je te l'assure, tout cela, ça fait du monde ! Tous tes nerfs sont coupés, tes synapses séchées. De la bourse l'ostie, combien tu l'as léchée ! Tu ne ressens plus rien, et tu ne comprends rien. D'assembler, de ruser, tu te sens un mec bien. Tu as autant d'esprit qu'un robot ménager, Qu'en sa routine il est nocif de déranger, Alors, tu rugirais, faute de répartie, Heureux de cuire un œuf dans le temps imparti ; Tu n'es qu'un ahuri, l'avenir t'appartient. A ta niche lié, tu jappes comme un chien Face à l'os agité, afin que tu le mordes. Pas plus tu ne comprends la théorie des cordes Que tu ne frémis à la mort du petit chat. Enfant, de peur d'être oublié, tu pleurnichas. L'épanoui Ressentir... mais je vibre au son du CAC 40, Au temple, et à la messe où le clic nous enfante ! Comprendre, à quoi ça sert ? Le moustique A rien, à trois fois rien, Juste à te procurer, le soir, un peu de bien, Juste à te gratifier, la nuit, d'une âme sœur, Afin de gentiment, jouer à la dînette, Juste à te fabriquer un micro-processeur Pour que passes ton temps à jouir sur le net.



Poème posté le 30/08/20 par Jim


 Poète
Jim



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