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Gaz
par Salus


Or il n'est rien que je ne formule ; J'ai tout décrit ! Jusqu'au vieux limule ! Le monde est vide et ma langue fuit Vers ces enfers, dont j'ai l'usufruit, Où logent l'Ange et l'Epouvantable, Où rage un songe aux stalles instables Prises par les démons pour s’asseoir En cette église – et comment surseoir Au grand destin commun délétère, Cet unanime faix de la terre Posé, pesant au ventre des morts Grouillant de vers, gonflés de remords... Nul lieu, ni voie, et pas de formule ! Rien de magique ! À moins qu'on simule ! Depuis mille ans, l'on crée et l'on meurt, Depuis mille ans ! La vie est un flirt ! Le bref présent hanté nous échappe ; Ce court moment qu'un futur écharpe ! L’appartenance au monde vivant Pour l'âme humaine est comme le vent Puis cette foi, par nous partout née, Fait l'existence ainsi condamnée A se méprendre ! Et goûter le temps Bute au veto des dieux du dedans ! N'est pas plus d'or qu'il n'est de recette, Le monde est là ! Mais regarder cette Réalité tiendrait de l’exploit, Pauvre être lourd, contre notre droit ! Les stupeurs d'aperçus fugaces, D'immenses et chaotiques grâces... - Déjà vertige -



Poème posté le 03/10/20 par Salus


 Poète
Salus



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