Accueil
Poésie libre / Les yeux
Poésie libre / Les yeux
Poésie libre / Les yeux

Les yeux
par Gjaril


Quand ils sont arrivés dans ce village de montagne, épuisés par la faim l'exil et la misère, tous les yeux du village aux fenêtres braqués, étaient là à scruter ces pauvres gens fatigués. A cette famille sans le sou le curé a donné, une vieille grange délabrée dont personne ne voulait, ils s'y sont installés heureux de retrouver, quatres murs et un toit où on peut s'abriter. Dans les montagnes, la nuit tous les bruits sont bizarres, mais au cours de cette nuit-là on a pu percevoir, une rumeur étrange semblant provenir du village, et voir des grands ouverts regardant vers la grange. A petit matin quand ils se sont éveillés, pleins de courage et d'entrain avec le jour qui naissait, ils se mirent au travail pour reconstruire une maison, où il fera bon vivre quand l'hiver s'en viendra. Ils travaillèrent sans répit pendant toute la journée, ils travaillèrent très tard ils ne s'aperçurent pas, que derrière les montagnes le soleil se couchait, et que terre et forêt avaient l'air mauvais. Quand la nuit fût tombée le silence s'installa, de toutes les bêtes des montagnes pas une seule ne dormait, fascinées qu'elles étaient de voir au creux de la vallée, la haine posséder le village tout entier. Par delà la pénombre les yeux se firent plus nombreux, c'est alors seulement qu'ils avancèrent vers la grange, poussés par la rumeur semblant provenir de la terre, de cette rumeur grondant semblait sourdre une menace. Bernard étaient berger depuis près de vingt ans, mais au cours de cette nuit-ci il n'a toujours pas compris, pourquoi par un beau temps clair où la lune brillait, un éclair déchira le ciel mettant une montagne en poussière. Quand quelques jours plus tard il descendit au village, curieux de savoir il posa milles questions, à toutes ses questions il n'eût pour réponse, que des dos courbés et des yeux qui fuyaient. Ces mêmes yeux qui, la semaine précédente étaient venus à la grange assister au festin, de cette bonne vieille terre dévorant des pauvre gens, de cette brave vieille terre hurlant:"à mort l'étranger".

Tiré de l'album G.jaril sur soundcloud.fr

Poème posté le 07/11/20 par Gjaril


 Poète
Gjaril



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.