Accueil
              
         

Conjoncture
par Salus


Quelle angesse de la vengeance, De l’aile adossée à la nue, Fait pencher les cieux - quelle engeance - Quand à son nez Mars éternue ! Ses dieux fiers font les hommes fous, Qui fabriquent inversement Des enfers sous leurs cieux, des trous Où le démon forge un cément A l’épée ouvrant chaque gorge Dont tout démiurge est un peu fils ; Ne serait-il temps qu’on abroge Tous les tranchants de tous ces fils ? Et qu’en veine d’autonomie L’intelligence arrive enfin A nier - croyance ennemie, L’espérance en un grand feu vain ! Faudra-il qu’on se tue encore, Qu’on éradique et qu’on dépeuple, Pour qu’à jamais Zeus seul redore Ce blason qu’un désert plat meuble ! Au carnage insane ancestral Rajoutons d’être intransigeant : Sous l’égide du signe astral, Brûlons tout agnostique gent ! La religion masque une épeire ; Et son dogme en est le filet, Car la peur nous fait toujours pire - La prière est d’un effroi laid - Aurons-nous, vers la fin du monde, Peut-être un sursaut de raison ? J’entends la troisième qui gronde ; La guerre est un fruit de saison !



Poème posté le 10/05/17


 Poète
Salus



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.