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A toutes et tous
par Salus


Le soleil doré caressait mes os ; Marchant, j’inventais des Valparaiso… … Terre ! j’accostais de lointaines criques, Me rêvant pirate, armé, tout un cirque ! J’étais déjà vieux, l’hiver approchait, Mais je m’accrochais ! Mon âme rageait. (Même en un corps lent, l’esprit reste alerte, Le père d’Ulysse appelé Laërte, Fut vif jusqu’au bout, Homère le dit.) Espérons, sagesse, un peu de crédit, Avant que n’échoie un temps cacochyme Où tremble la lèvre, où le mot crachine, Où n’enfièvre plus que le froid des nuits, Béant, solitaire, avec nos ennuis... Puisque il faut mourir, et que le fil casse, Laissez-moi bénir, en vers, les sans-caste ! A mes frères gueux, à Jocaste, aux jeux Du langage torve et moyenâgeux, Aux écrits de l’âme, aux ludiques lettres ! Après qu’exister, sous les mêmes tertres, Nous irons dormir, très profondément ; Là, pas de démon ! - Le calme est dément -



Poème posté le 03/07/17


 Poète
Salus



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