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Poésie libre / Compères aux champs des temps perdus
              
Poésie libre / Compères aux champs des temps perdus
         
Poésie libre / Compères aux champs des temps perdus

Compères aux champs des temps perdus
par Attention


Je viens, les amis, de cette contrée lointaine Où chaque enfant naissait d’un miracle divin Où Mère était pour lui, une Fée et belle Reine Et Père, un très sage, bienveillant Souverain ! C’était hier... l’hiver de ses blancs promontoires Tombait du ciel la nuit, au feu d’une cheminée Grand-mère racontait, merveilleux, ces histoires Des princes vaillants, leurs courageuses épopées Grand-père, fier disait, à toutes mes petites chutes : - Regardez, sans armure, le chevalier sait faire ! Grand-mère le chambrait : - Attention, qu’il ne bute Déjà sur ces villes bûches, où l’on trébuche trop fier … On racontait l’histoire, de cette contrée lointaine Où chaque enfant allait, un jour, devenir Roi Et à son tour, trouver la Voie du cœur, la sienne Son grand et beau royaume, à l’intérieur de Soi… Où il fallait, bien sur, avant les sublimes choses Apprendre en une journée le savoir d’un grand jour Grandir la sagesse, boire la rosée des roses Et doucement comprendre la douleur de l’Amour Savoir vaincre les monstres, changer leur vil visage Adoucir leurs peines, puis en faire des amis Lorsque vaincu, redire, à son Vainqueur, bien sage - C’est Votre jour de chance, demain sera à qui… ? Le grand secret des dunes où le Soleil se couche Où vivent les ancêtres, les mages et les dragons ? Savoir, quant aux vampires, sortis la nuit, telle mouches Les lancer vers la Lune d’une frappe de torchon ! Elle vit dans ma mémoire, cette contrée lointaine Plus belle qu'une Atlantide, brûlant mes souvenirs Où l’on savait sourire, discrets, de toutes nos peines Faire rire même le cierge, qui nous croyait… mourir ! Sourire sous nos larmes, aux chants des anciens mages Des sages, des aimables, des courageux vaincus Car Dieu buvait à table et dans nos vives images On était des compères, aux champs des temps perdus… P.S. Maintenant, vous le savez, et cette contrée lointaine Un conte qu’on vous raconte, au feu du soir, parfois Si on vous dira, trop sur, c’est de l’histoire ancienne Que la science n’a trouvé aucune trace pérenne… Croyez-moi, elle existe !... C’est mon royaume, à moi… Jacques AADLOV-DEVERS



Poème posté le 27/03/21 par Attention


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