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Bucéphable
par Salus


Comme coins dans le ciel creux J’enfonçai des mots affreux Et pour mieux faire levier Tirant, de mon destrier, Sur un, plus planté que tous, Sous le velours d’azur doux J‘arrachai la toile enfin Au décor de ce ciel vain ; Derrière flambait le noir D’une nuit sans nul espoir Et mon ténébreux cheval Renâclant devant le mal, Ce trou dans l’air perforé, Tapa du sabot ferré Fissurant si fort le sol Qu’il cassa - mais le bémol C’est qu’aux enfers ressenti Et jusques à Tahiti Quelque énorme influx du choc Ponctua ce coup de soc Croc de l’age improvisé D'un labour mal avisé. Depuis, le céleste éther, Chacun sait, d’un cathéter, Est percé de part en part ! De père en fils, au hasard, On transmet l’emplacement Pour injecter ce qui tend A nourrir l’espace franc, Si sombre, d’un peu du blanc Et du jaune de ces œufs Pondus tout frais des arts neufs Par ma cavale promus… … Et moi-même (on est venus Faire fable, chevalier Sur sa monture, au hallier Du poème si touffu - S’il en est - on en a vu !)



Poème posté le 01/12/17


 Poète
Salus



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